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Le mouchage (2)

Une éducation au coeur de nos cabinets

Pourquoi se moucher ?

Pourquoi se laver le nez ?

 

Tout est histoire de tuyauterie, et si les tuyaux (cavités nasales et nasopharynx) sont obstrués, on respire bien entendu par la bouche ; même s’ils ne sont que partiellement obstrués, car l’effort à fournir pour que l’air passe à travers une lumière réduite sera supérieur à celui fourni lors d’une respiration buccale. Or selon la règle du moindre effort pour une dépense d’énergie la plus faible possible, le cerveau choisira la facilité…et la respiration sera donc buccale !

L’enfant ventilateur buccal peut développer un SAHOS (Syndrome d’Apnées Hypopnées Obstructive du Sommeil), la langue étant en position basse dans la bouche pour laisser passer l’air, la base de langue (l’arrière) en s’étalant et en se postériorisant va diminuer le diamètre des voies aériennes supérieures jusqu’au collapsus provoquant l’apnée.

L’enfant ventilateur buccal va diminuer la croissance transversale physiologique de son maxillaire (mâchoire supérieure) par 2 facteurs : la langue n’exercera pas la pression nécessaire sur le maxillaire pour son développement et le flux d’air nasal permettant également ce développement sera inexistant. Il s’en suivra des dysmorphoses dentaires (déformation des arcades dentaires) qui nécessiteront un traitement d’orthodontie, voir de chirurgie orthognatique.

Les voies nasales et le nasopharynx obstrués par des mucosités stagnantes vont être source d’infection ORL comme les rhinopharyngites, les pharyngites et autres laryngites, facteur de risque de bronchites.

Les voies nasales et le nasopharynx obstrués par des mucosités stagnantes vont également empêcher un bon rééquilibrage des pressions par l’intermédiaire de la trompe auditive, entre l’oreille moyenne et le milieu environnant, provoquant inflammation et pression négative. C’est l’otite séromuqueuse qui n’a d’autre symptôme que l’hypoacousie et qui évolue vers l’otite moyenne aigue pour laquelle l’ORL pourra poser un diabolo en perçant le tympan.

Le nez est un filtre qui retient la plupart des allergènes et des poussières. Si ce filtre ne sert pas, les allergènes sont directement en 1ère ligne. Mais si la respiration est naso-nasale stricte, il faudra alors nettoyer le filtre. On éliminera  ainsi de nombreux allergènes diminuant le risque d’allergies.

Le nez est un climatiseur réversible : l’air inhalé arrive ainsi à température idéale et constante au niveau des alvéoles pulmonaires optimisant les échanges gazeux.

L’air en passant par le nez va participer à la thermorégulation de notre cerveau favorisant ainsi par exemple l’endormissement.

On doit se laver le nez comme on se lave les dents !

 

 

Lionel LAFOND